Pour mourir en février
Compte rendu du dernier livre
Pour mourir en février
Anne-Lise Grobéty
Roman
Bertil Galland, Vevey, 1975
Une jeune fille, souffrante, une femme plus âgée qui se penche sur elle. C'est le début d'une relation entre passion et amitié. Madame C., antiquaire, ne peut pas avoir d'enfants. Les bruits courent. Aude veut savoir la vérité, face à l'hypocrisie des autres.
Un roman à la chronologie spéciale, où les tranches de temps se retrouvent mélangées, ce qui est parfois désagréable.
Une certaine liberté par rapport à la ponctuation, sans doute pour donner l'impression d'une suspension dans le temps.
De belles phrases, mais parfois trop verbeuses, trop longues.
Citations:
- Peut-être suis-je déjà damnée d'avoir regardé ta peau, et de l'avoir trouvée belle, rassurante, et d'avoir aimé tes mains pour leur nervures, d'avoir aimé tes mains dans mes cheveux, et la courbe tendre de ta nuque, et la légéreté de tes doigts contre ma joue.
- Quand tu étais là il n'y avait pas tout autour de moi cette matière élastique où il est impossible de graver quelque chose, même son nom, pour voir qu'on existe, ni même un frôlement d'espoir.
- Pour la première fois j'ai l'impression que mes mots ne subissent pas toute une transformation chimique dès qu'ils sont sortis de moi et qu'ils arrivent tous travestis à l'oreille de l'autre.
-
16 Mars 2007 à 14:06 dans
- Général

