Romandie.com
 
Créer un blog | Noter ce blog | Signaler un abus
 
| Autre blog ? >>  

délivres

Le maître de Hongrie

Compte rendu du dernier livre

Marcel Jullian

Le maître de Hongrie

Ce livre est un roman flamboyant de la fureur et de la passion qui, au xiv' siècle, s'emparent de milliers de jeunes gens d'origine populaire baptisés « pastoureaux » par les contemporains, qui descendent du Nord et de la région parisienne par le Languedoc pour s'embarquer vers la Terre sainte. Les principaux héros : Sac d'enfer, Guillaume, Clotilde et Mathieu le forgeron qui conte leur croisade. hallucinée, sont des personnages de fiction, en qui retentissent tous les cris de l'amour, du massacre et de la mort. « L'année 1320 », rapportent les Chroniques de Saint-Denis, « dans le Royaume de France éclata un mouvement d'hommes, inattendu et impérieux comme un tourbillon... Ils étaient soulevés par des trufetus (trompeurs) »
Les Puissances, celles du Ciel, celles de la Terre, les mystiques et les rapaces, celles du Bien, celles du Mal, sont incarnées par trois grands personnages qui ont réellement existé : le roi Philippe V le Long, dit le Borgne, jean XXII, le « pape blanc » d'Avignon, et enfin Jakobus, le moine cistercien hongrois, en rupture d'abbaye - qui avait réellement mené les croisades de 1231 et peut-être de 1212 et qui aurait ressuscité par magie. Il se faisait appeler le Maître de Hongrie et, le poing droit fermé, portait en sa main le sceau brûlant de la Vierge Marie, qu'il prétendait déposer à Jérusalem sur le Saint Sépulcre.

 

Marcel Jullian est né le 31 janvier 1922 à Chàteaurenard de Provence, dans une famille de paysans et de négociants, puis fait ses étude au lycée Turgot et à la faculté des lettres de Paris. Au moment où la guerre éclate, il s'engage dans l'aviation. Après l'armistice, il entre dans un réseau du BORA. Arrêté pendant une mission dans l'est de la France, il est transféré à la prison de Luxembourg sur inculpation d'espionnage et traduit deoant un tribunal allemand. La Libération interviendra avant l'exécution de la sentence. 

Citation:

p. 74 Je remarquai qu'ils étaient les mêmes, simplement, les uns portaient, poussaient, tiraient et encourageaient les autres Que ce soit passion ou dépit, nul n'avait plus son vrai visage. L'homme n'existerait donc que seul, et tout rassemblement, toute troupe, tout pluriel ne serait que fausseté et nullité de soi.